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Maintenant qu’on a installé Mugen, on peut le configurer. Il y a deux aspects dans cette étape : la première, c’est la configuration « logicielle », c’est-à-dire, celle qu’on réalise via l’interface de jeu. La seconde, c’est la configuration manuelle, qui nous oblige à aller fouiner dans un fichier, et à le modifier avec un éditeur de textes (type bloc-notes). Cette seconde configuration est donc un peu plus rébarbative, mais elle est aussi plus pointue : tous les réglages de la configuration logicielle peuvent être faits (en théorie) en manuel, mais l’inverse n’est pas vrai, loin de là ! Pourquoi ne pas tout configurer en manuel, alors ? Pour une raison assez simple : l’un des réglages du logiciel, c’est la configuration des touches de jeu, qui sont codées ; il faudrait donc connaître les codes des touches pour le faire en manuel, alors que via l’interface, c’est plus rapide et il suffit d’appuyer sur les boutons voulus.

Notez tout d’abord que si vous souhaitez configurer un Joystick ou une manette, celui-ci doit être actif au moment où vous lancez Mugen, sinon, il ne sera pas reconnu.

Lancez Mugen, et allez dans le menu Options. Ce menu n’est en fait pas visible au format 16/9ème. Lorsque vous êtes sur « Arcade » (le premier choix du menu principal, et celui sélectionné par défaut au lancement de Mugen), appuyez 2 fois sur la direction « haut », et appuyez sur « Entrée ».

Le menu Options de Mugen

Commençons par les 2 options du bas, qu’on retrouve dans tous les sous-menus :

  • Return to… (touche Escape, Esc ou Echap) vous permet de revenir au menu précédent.
  • Default values restaure les paramètres par défaut pour le menu en cours.

Passons aux autres options : vous pouvez régler la difficulté du jeu (celle-ci reste quand même un peu subjective, et liée à la façon dont les personnages sont codés), le niveau de vie de départ (normalement 100%), la durée d’un round, la vitesse du jeu, et le volume des sons Wav et Midi. Nous reviendrons sur l’option « Input Config » juste après. Le « Team Mode Config » vous permet de paramétrer certains aspects des modes « Team » (combats par équipes).

Options de combat par équipe.

« 1P VS Team Advantage » : lorsqu’un personnage se bat seul contre une équipe (plusieurs combattant), il peut bénéficier d’un avantage sur son niveau de vie de départ. Par défaut, le réglage est sur 150%, ce qui veut dire que le joueur seul aura un niveau de vie de départ équivalent à 1,5 fois son niveau normal (celui de ses adversaires restant inchangé). Vous pouvez augmenter ou diminuer ce niveau.

« If Player KOed » : Dans le cas où le joueur (humain) fait partie d’une équipe, ce paramètre détermine si le combat doit s’arrêter lorsque le personnage du joueur est mis KO ( »Team loses »), ou si le partenaire du joueur peut continuer le combat seul ( »AI keeps fighting »).

Venons-en maintenant au plus intéressant dans cette partie : le « Input Config ». C’est un menu qui va vous permettre de régler les touches de jeu. Depuis le menu Options, vous pouvez faire directement « F1″ pour y accéder.

Menu de configuration

Vous pouvez choisir d’activer (Enabled – par défaut) ou de désacticer (Disabled) la manette ou le joystick (pour ne jouer exclusivement qu’au clavier), avec l’option Joystick. Le « Key Config » (accessible avec la touche F1) vous permet de paramétrer les touches clavier pour jouer à Mugen, et ouvre un nouvel écran :

Configuration pour le clavier

D’ici, faites simplement F1 pour lancer la configuration. Vous avez 4 directions à entrer (haut, bas, gauche et droite), et 7 boutons (a, b, c, x, y, z et start), sachant que a, b et c sont généralement réservés aux coups de pied, alors que x, y et z sont généralement dédiés aux coups de poing.

Dans ce menu, en faisant F2, vous pouvez également configurer de la même façon les touches clavier pour le joueur 2.

Depuis le menu précédent, si vous faites F2 au lieu de F1, et si vous avez une manette branchée (et si l’option Joystick est bien sur « Enabled »), vous accéderez au menu de configuration de la manette, qui se présente rigoureusement de la même façon (et là encore, « F2″ vous permettra d’assigner les touches du joueur 2).

Une fois vos options modifiées, elles sont immédiatement appliquées. Néanmoins, en l’état, elles ne sont valables que pour la session en cours, ce qui veut dire que dès que vous fermerez Mugen, elles seront perdues. Ca peut être intéressant pour utiliser exceptionnellement des valeurs différentes ou une configuration différente, sans perdre les réglages habituels.

Pour enregistrer les options modifiées, vous devez revenir au menu Options de départ, et vous placer sur « Load/Save ». Là, faites gauche ou droite pour que la valeur affichée à droite soit « Save » et non plus « Load », puis faites Start : les réglages sont enregistrés !

Les options sont sauvegardées.

La fonction « Load » vous servira à réinitialiser vos paramètres si vous les avez modifiés, sans avoir à éteindre puis relancer Mugen.

La configuration logicielle s’arrête là. On peut passer à la configuration manuelle. Tout se passe dans un unique fichier : mugen.cfg, qui se trouve dans le dossier data/.

Pour ouvrir ce fichier (et plus globalement, tout fichier contenant du code dans Mugen), un simple éditeur de textes comme le bloc-notes suffit. Si vous envisagez de vous lancer dans la création, des programmes plus poussés sont recommandés (Notepad++, EditPad… il en existe des tonnes, souvent gratuits).

Comme le format « cfg » n’est probablement pas associé à un programme, lorsque vous double-cliquez sur ce fichier, Windows vous demandera de choisir un programme ; choisissez le bloc-notes de Windows ou l’éditeur de votre choix. L’autre possibilité, c’est de lancer d’abord le programme, puis de faire « Ouvrir », et de sélectionner le fichier mugen.cfg.

Une fois ce fichier ouvert, vous constaterez qu’il est assez long, notamment à cause des commentaires (tout en anglais) et assez « hermétique » vu qu’il s’agit d’une suite de paramètres divers et variés. On ne va pas rentrer dans les détails, on va simplement s’arrêter sur ceux qui sont essentiels à ce niveau.

Notez déjà que ces paramètres sont rangés par catégorie. Ces catégories sont appelées des « groupes » dans Mugen (ou des sections, parfois). Ces groupes fonctionnent toujours de la même façon : le nom du groupe, entre crochets, marque le début du groupe ; il s’arrête au début du groupe suivant, ou à la fin du fichier, selon le cas.

Notez également que de nombreuses lignes débutent par un point-virgule « ; ». En fait, dans Mugen, c’est le signe du commentaire. Concrètement, sur une ligne, Mugen ignorera tout ce qui se trouve après un « ; ». On ne s’en sert donc que pour expliquer le fonctionnement d’un bout de code (ou parfois pour désactiver une partie de code, pour les créateurs).

Allons-y maintenant pour la configuration manuelle :

Dans le groupe [Config], les paramètres GameWidth et GameHeight spécifient respectivement la largeur et la taille de l’écran de jeu. Les tailles utilisées le plus souvent sont :

  • 640×480 (format 4/3 standard)
  • 1280×720 (format 16/9ème HD)
  • 1280×960 (format 4/3 HD)
  • 1920×1080 (format 16/9ème Full-HD)
  • 1920×1440 (format 4/3 Full-HD)

Mais rien ne vous empêche d’utiliser des paramètres personnels (ex : 1200×900 qui est un 4/3 assez proche du HD, ou 640×360, qui vous donnera un 16/9 standard).

Notez que jusqu’ici, Mugen utilisait un format 4/3 (320×240), si bien que 99% des créations sont adaptées à ce format. En conséquence, elles tourneront a priori sans souci sur un Mugen au format 4/3. En revanche, certaines créations poseront problème avec un format 16/9 (c’est le cas de Link et de Gouki-Neo SVC, notamment) car elles se basent sur un écran 4/3, qui a donc proportionnellement plus de hauteur… Pour cette raison, et même si le 16/9 est le format par défaut, je vous recommande d’utiliser plutôt un format 4/3 pour assurer une meilleure compatibilité avec les créations existantes.

Toujours dans [Config], le paramètre « Langugage » permet de définir la langue. Pour les francophones, ce sera « fr ». Notez que ce paramètre n’aura d’effets que si les créations intègrent des traductions françaises (sinon, ce sera la langue anglaise – « en » – qui sera appliquée).

Dans le groupe [Video], maintenant, trouvez le paramètre « FullScreen », qui doit être réglé sur 0. mettez-le sur 1 pour lancer Mugen en plein écran. ATTENTION !!! Utilisez cette option avec précaution ! Si vous utilisez le plein écran, le format choisi (déterminé par la résolution entrée plus haut) doit correspondre au format de votre écran, sans quoi l’image sera déformée pour s’adapter au format de l’écran (ex. : si vous avez un écran 4/3 mais que vous utilisez une résolution 16/9, l’image sera étirée dans la hauteur pour s’adapter à votre écran).

Voilà, c’est tout pour les paramètres de base ! Les autres paramètres concernent des aspects plus techniques du jeu et n’ont pas besoin d’être développés ici.

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Elecbyte a sorti sa première version de Mugen depuis plus de 7 ans ! De quoi faire renaître de ses cendres l’engouement pour ce moteur de jeu. Mais puisqu’il s’agit d’un nouveau départ, je crois que le mieux est peut-être de reprendre les bases, pour permettre aux nouveaux joueurs de bien découvrir ce qu’est Mugen et le potentiel qu’il offre !

Je compte donc faire une révision de Mugen, en commençant par la manipulation du moteur en tant que jeu. J’aborderai les thèmes liés à la création ensuite, pour finir sur des éléments plus pointus et ciblés.

La première des bases, c’est bien sûr de savoir installer Mugen. :)

Mugen s’installe extrêmement simplement, dans la mesure où c’est un programme « portable » (même si ce n’était pas forcément l’objectif de base d’Elecbyte). Comprenez que Mugen n’installe rien dans les dossiers systèmes de Windows (C:\Program Files, par exemple), et ne touche absolument pas au registre. Par ailleurs, vu les capacités des clés USB de nos jours, il est tout à fait possible de faire tenir Mugen sur ce type de support, et de pouvoir ainsi y jouer sur n’importe quel PC, sans rien installer de particulier, et sans avoir à tour reconfigurer.

Donc installons :

  1. Récupérez la dernière version de Mugen, disponible sur le site d’Elecbyte (voyez les liens dans la colonne de gauche…), ce qui va vous donner un fichier ZIP (à l’heure où je rédige cet article, le fichier est mugen100rc5.zip).
  2. Placez ce fichier ZIP dans le dossier de votre choix (je vous conseille quand même d’éviter les chemins trop longs ou contenant des caractères spéciaux, comme des accents ou des caractères asiatiques — personnellement, mon Mugen est à la racine de mon disque dur, donc dans C:\).
  3. Dézippez le fichier avec le programme de votre choix.

Attention, lors de l’extraction, veillez à ce que le programme respecte l’architecture des dossiers : dans certains cas, les programmes de compression (WinRar notamment…) peuvent n’extraire que les fichiers, sans les dossiers. Dans le cas de Mugen, le contenu extrait serait inutilisable.

Et ensuite ?

Eh bah ensuite, c’est tout ! Vous devez avoir plusieurs dossiers (chars, doc, data, font, old_tools, sound, stages, work), et un certains nombres de fichiers, dont un mugen.exe, qui vous permet de lancer le jeu.

A partir de là, Mugen est fonctionnel, c’est-à-dire que si vous double-cliquez sur mugen.exe, le jeu se lance. Pour un premier lancement, vous devrez faire « F1″ pour passer l’écran d’accueil (celui-ci ne se réaffichera plus lors des prochains lancements) et accéder au menu.

Pour l’instant, vous ne pouvez pas faire grand-chose, puisqu’il n’y a que 2 versions de Kung Fu Man, le personnage de base (1 en résolution standard, et une autre en « HD »), et 2 décors. Mais on va y remédier dans les prochains articles. ;)

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