L’interface de base de Mugen peut rapidement apparaître comme limitée ; en effet, au regard des milliers de personnages disponibles sur le Net, la grille de sélection de 10 personnages peut rapidement sembler frustrante. En outre, les graphismes de cette interface n’étant pas extraordinaire, on peut être tenté de se tourner vers quelque chose de plus « luxueux ».

Comme on l’a vu précédemment, les apparences graphiques de Mugen sont appelées « screenpacks », et ce sont ces éléments que l’on va voir aujourd’hui.

Sachez d’ores et déjà qu’il y a 2 méthodes pour installer un screenpack, et qu’elle ne dépend pas toujours de l’utilisateur. La première méthode est la méthode « officielle », celle que je vous présente dans cet article. Sachez toutefois que cette méthode n’est malheureusement pas la plus répandue. La seconde est la méthode « bourrin », que je vous présenterai ensuite.

La méthode officielle consiste à placer les screenpacks dans des sous-dossiers du dossier data/. Ensuite, il suffit de modifier le chemin pointant sur le fichier principal du screenpack. Cette méthode a de loin ma préférence.

1. Placement des fichiers

Pour les screenpacks utilisant cette méthode, lorsque vous extrayez les fichiers, vous vous retrouvez normalement avec un unique dossier au sein duquel sont regroupés les fichiers et les éventuels sous-dossiers.

Il ne vous reste alors plus qu’à placer ce dossier dans le dossier data/ de Mugen :

Exemple avec mon screenpack Heroic Fantasy : vous avez un unique dossier nommé Heroic, à placer dans le dossier data.

2. Trouver le nom du DEF

Comme on l’a vu dans le précédent article, chaque élément est articulé autour d’un fichier DEF. Pour les screenpacks, il s’agit du fichier system.def.

Notez que le nom « réel » de ce fichier peut varier d’un screenpack à l’autre. C’est rarement le cas, mais cela arrive (je l’ai notamment fait avec mes premiers screenpacks…). Donc, quand je parle de « system.def », j’utilise un terme « générique » pour désigner le fichier DEF autour duquel s’articule le screenpack. Néanmoins, le nom est souvent assez explicite pour être retrouvé (ex : pour mon screenpack Zelda, j’ai utilisé le nom « sysZelda.def »).

Un coup d’oeil dans le dossier du screenpack vous renseignera rapidement sur le nom du fichier à utiliser :

Le fichier system à repérer dans le dossier du screenpack

Ici, on constate que le fichier system est appelé « sys.def ».

3. Activer le nouveau screenpack

Vous allez devoir ouvrir le fichier mugen.cfg qui se trouve dans le dossier data/. Dans le premier groupe [Options], vous verrez que le dernier paramètre ressemble à ceci :

; Set the motif to use.
; Motifs are themes that define the look and feel of MUGEN.
; This is not accessible in options screen.
motif = data/system.def

Ce paramètre désigne le fichier DEF du screenpack à utiliser. Il suffit de le modifier pour le faire pointer sur le fichier system du nouveau screenpack. Ici, puisque notre screenpack est dans un dossier Heroic, et que le fichier system s’appelle sys.def, on devra mettre ceci pour utiliser le nouveau screenpack :

; Set the motif to use.
; Motifs are themes that define the look and feel of MUGEN.
; This is not accessible in options screen.
motif = data/Heroic/sys.def

Et voilà !

Le nouveau screenpack est activé !

NB : Oui, j’ai triché, j’ai repris une capture d’un vieux Mugen, mais le résultat est le même…

4. Conclusion

Cette méthode, comme je l’ai dit, présente de très nombreux avantages par rapport à l’autre. Néanmoins, il serait prématuré de les lister ici étant donné que je n’ai pas encore présenté l’autre méthode.

On regrettera simplement que cette méthode ne soit pas plus répandue.

Si vous fouillez un peu le dossier data/, vous découvrirez que Mugen est en fait livré avec 4 screenpacks !

  1. Celui de base, en nuance de gris/argent, qui se trouve dans le dossier « mugen1/ »,
  2. Celui d’origine, tout bleu, qui était présent dans les anciennes versions de Mugen, et qui se trouve dans le dossier data/ directement.
  3. Une version « 60 slots » (1 slot est un emplacement pour un personnage dans la grille de sélection, donc 60 slots = qui peut contenir 60 personnages) du thème de base gris/argent, qui se trouve dans le dossier « big/ »
  4. Une version « spéciale KFM » avec un menu en bambou, un logo et une intro de jeu. Les autres écrans (options, sélection, versus) sont identiques à la version de base.

Pour ces 4 screenpacks, les lifebars sont les mêmes. A vous de faire les manips nécessaires pour tester ces différents screenpacks !

Une réponse à “Premiers pas avec Mugen : installer un screenpack (méthode « propre »)”
  1. zesensei dit :

    Il existe une alternative pour l’activation du nouveau screenpack.
    Il suffit de générer un raccourcis vers l’executable Mugen, puis de modifier la cible en ajoutant ‘ -r nom_de_motif’ en remplaçant ‘nom_de_motif’ par le nom de votre motif (screenpack) (on a donc une cible de raccourcis du type ‘mugen.exe -r monmotif’)
    Pour que cela fonctionne il faut que le fichier de définition du screenpack soit nommé ’system.def’ obligatoirement.
    L’avantage de cette méthode est qu’il devient possible de lancer plusieurs screenpack simultanément sans avoir à modifier le moindre fichier de configuration. Il suffit d’activer le raccourcis qui pointe vers le bon screenpack pour jouer avec celui-ci.

  2.  
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